dimanche 24 août 2008

Préface

Aujourd'hui, c'est le grand jour et mes doigts tremblent à l'idée d'y penser. Ou peut-être que le fait que cette nuit fut quelque peu blanche est seul responsable. Cela m'indifférait franchement, et la seule chose que j'eus en tête fut de me demander pourquoi on ne pouvait retarder l'inévitable. Ainsi, dans la petite ville du Plessis-Bouchard, la vie reprenait, en quelque sorte.
Il faut dire que celle-ci n'avait jamais vraiment été vive, malgré tous les efforts déployés pour. En effet : de nouvelles habitations se construisaient peu à peu, les rues étaient remises en état et les fêtes ne constituaient pas un intérêt général (sauf peut-être la Saint Nicolas, en l'honneur de la place marchande). Pourtant, ce jour là n'avait rien de normal, vraiment rien. C'était la rentrée des cours, celle que tant de gens redoutent et attendent.
Vivant dans une grande maison - il y a des choses qu'on ne peut cacher - de campagne rénovée, je ne trouvais comme occupation que le dessin, l'informatique et la lecture. C'est dans cet esprit que j'avais décidé que mes études se rapporteraient à l'infographie. Non, en fait c'était pour donner l'illusion d'un avenir trouvé à mes parents. Ayant tous deux une entreprise à leur actif, il était bien dur d'espèrer les impressionner avec des filliaires classiques, dans lesquelles les perdus - comme moi - venaient se réfugier en se disant, non sans ironie "Enfin la paix ! Pour quelques années...".
Me levant du lit, la tête me tourna, et je retombais lamentablement sur celui-ci. Les murs étaient toujours aussi blancs et fades, mais je n'avais pas de quoi me plaindre : ma chambre était plutôt spacieuse, munie d'une double fenêtre, d'un bureau, de deux ordinateurs, deux plaquarts et deux armoires - la décoration étant à ma charge -. Vêtue d'un tee shirt xxl rouge emprunté à mon père, et d'un jogging bleu, je repensais à mes vacances à la rochelle, et en frissonnait. Il était bizarre de penser que j'eue froid à quelques degrés seulement de différence, alors qu'il y a 2 années de cela, j'avais passé l'hivers en tee-shirt et shirt. Me ressaisissant, j'estimais que même si mes pensées interferaient avec moin stress - ce qui était plutôt utile dans mon cas - je n'allais pas rêvasser éternellement, pour finir en retard dès le premier jour d'école. Mon portable affichait 8h00, je n'avais donc que 4 heures. Mon poul s'embala à nouveau, et, tentant de l'amoindrir, je me relaxait pour tomber dans un profond sommeil...